PRÉCOP27 a vécue : Cap vers un partenariat gagnant-gagnant

Le weekend qui s’est achevé, les travaux préparatifs de la Cop27 ont pris une vitesse de croisière et manifestement, les pays des bassins tropicaux humides tiennent à développer des partenariats gagnant-gagnant pour faire bénéficier aux communautés locales de la contrepartie de leurs efforts pour la protection des forêts. Ouverte lundi 05 septembre à Yangambi, dans la province de la Tshopo, les lampions se sont éteints,  mercredi 07 septembre sur la Conférence Scientifique Internationale sur les forêts tropicales humides du Bassin du Congo et des autres bassins de la Planète.

Selon le rendu de la cellule de communication de la Vice-primature en charge de l’Environnement et du développement durable, à l’issue de ces échanges et discussions, les scientifiques, plus d’une centaine venus de différentes universités du monde et de la République Démocratique du Congo ont rendu public une série de recommandations, entre autre :

-Développer des partenariats gagnants-gagnants pouvant permettre de valoriser le capital humain et de faire bénéficier aux communautés locales la contrepartie par le développement des activités génératrices de revenu et la mise en place des mécanismes efficaces de contrôle à travers une meilleure décentralisation et autonomisation des structures de base;

-Appuyer/financer  la recherche scientifique multidisciplinaire et doter des équipements et infrastructures les structures d’appui à la recherche dans les pays des Bassins des forêts tropicales ;

-Améliorer la gouvernance des aires protégées entre autre par la gestion participative, la mise effective des plans de gestion, l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines grâce au partage équitable des bénéfices ;

Du côté de Son Excellence Eve Bazaiba Masudi Vice-première Ministre de l’Environnement et Développement durable, c’est un sentiment non seulement du travail bien fait mais aussi très bien accompli:

«A vous chers Scientifiques, mes sincères félicitations et remerciements pour des échanges de très haute qualité qui ont animé les trois journées de la Conférence.

Nous avons certainement organisé la première édition et nous sommes déterminés à maintenir la même dynamique en organisant d’autres fora des scientifiques  face aux enjeux du climat. Je vous félicite sincèrement pour la déclaration que vous avez rédigé de façon tout à fait participative, je vous garantis de son insertion dans l’agenda de la prochaine réunion ministérielle de la Précop27 en octobre prochain»

Cette cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Pays Bas en RDC, du représentant de l’Unesco et du président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (Cenco), l’archevêque de Kisangani, Marcelin Utembi.

Appuyer les études d’évaluation et cartographie des sols dégradés, améliorer les connaissances des facteurs hydro-climatiques, socio-économiques et environnementaux susceptibles d’avoir une incidence sur la dynamique des ressources en eau et les services qui en résultent.

Telles sont des résolutions prises par des scientifiques et experts de l’environnement réunis à Yangambi dans le cadre de la Précop27.

De la déclaration commune

La réunion scientifique organisée du 05 au 07 septembre, s’est achevée avec des déclarations communes des différents représentants des pays signataires de l’accord de Paris, afin de résoudre les questions climatiques.

« Plusieurs points ont été soulevés dans plusieurs domaines de l’environnement notamment la gestion des sols, de l’eau, de l’énergie, des aires protégées, de la biodiversité et de pertes et dommages. Il s’agit notamment d’appuyer les études d’évaluation. Élaborer les scénarii alternatifs sur le long terme et mettre en place des politiques et de stratégies appropriées pour leurs mise en œuvre » rapporte Jeanne Efafe participante à la cérémonie.

Bassin du Congo le plus important puis de carbone au monde

Le bassin du Congo est un puits de carbone important dans cette démarche de lutte contre les gaz à effet de serre. Conscient de la déforestation et la dégradation des forêts du bassin du Congo et des autres bassins tropicaux en raison de la pauvreté, les scientifiques du monde ont été invités à construire les réseaux de recherche au profit de ces puits carbones.

C’est ainsi, « la République démocratique du Congo interpelle les gouvernements et la communauté internationale à accompagner toutes les initiatives de conservation et de préservation des forêts et des écosystèmes spécifiques, de partage équitable des bénéfices et l’intégration des concessions forestières communautés locales dans le processus global d’aménagement du territoire, la protection contre toute exploitation les tourbières et les zones humides qui séquestrent des tonnes de carbone pour le maintien de l’équilibre climatique mondial », a poursuivi le communiqué.

Il nous revient de Élie Mata que ces travaux préparatoires de la de la 27ème Conférence des parties sur le climat va ouvrir une branche des discussions dans les prochains jours en Egypte sur le monitoring à réaliser, le développement des indicateurs sur la santé des forêts et de la biodiversité animale et végétale, l’exécution des sanctions à cause du non-respect des engagements du transfèrement des ressources financières et technologiques, ainsi que la lutte contre la déforestation.

Élie Mata signalé en outre que ces assises qui ont réuni les scientifiques de 26 pays à travers le monde, les organisations non gouvernementales, les organisations internationales, les autorités coutumières, les communautés locales, le secteur privé et les institutions de recherche et universitaire sous le thème « contribution des forêts du bassin du Congo et des autres bassins tropicaux à la planète à la lutte contre le changement climatique »‘, n’a pas porté son choix porté sur Yangambi en vain.

Les scientifiques sont repartis avec des données et informations fiables devant prouver la valeur exacte des services écosystémiques de la RDC et du bassin du Congo, mais surtout démontrer les moyens efficaces d’améliorer leur protection en vue de contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Willy Makumi Motosia

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