Prise en charge des staffs techniques de toutes les disciplines : Me Dinganga CN 6èDan déplore cette attitude ingrate et discriminatoire

Le dossier relatif à la problématique de la prise en charge des staffs techniques de toutes disciplines sportives  suscite plusieurs réactions. Nous avons retenu aujourd’hui celle de Me Augustin Dinganga Ndontoni CN 6è Dan, Secrétaire général et membre de la commission technique nationale de la Fédération de Taekwondo du Congo ITF ‘’Fetaeco/ITF’’ et professeur au sein du Taekwondo Club Funa.

Dans le dossier sus-évoqué, nous avons rappelé une décision prise du côté du ministère des Sports et Loisirs de commencer à payer tous les staffs techniques nationaux de toutes les disciplines. Et nous avons précisé que cette décision est restée lettre morte. Seuls, les entraineurs faisant partie du staff technique national de football continuent à bénéficier des émoluments et pas les autres qui ne se contentent que des maigres primes qu’on alloue à leur discipline respective lorsqu’il y a déplacement.

Ce qu‘en pense Me Augustin Dinganga de ce dossier 

D’entrée de jeu, Me Augustin Dinganga attaque en ces termes : ‘’Nous nous posons la question de savoir le pourquoi de la politique de deux poids deux mesures en matière de la prise en charge des staffs techniques des autres disciplines. Nous déplorons cette attitude ingrate et discriminatoire à l’endroit de nous autres, les techniciens d’autres sports que le football qui, avec sa pléiade de 11 acteurs sur le terrain, ne ramèneront au pays, si chance y’est, une seule médaille. Alors que dans les disciplines individuelles, nous, avec 5 athlètes, nous sommes en mesure de rentrer au pays avec 5 médailles. Dans ce cas, je pose la question quelle est la meilleure discipline dans la quête des performances et de titres ?

Je souhaite que  notre gouvernement puisse adopter la politique appliquée dans d’autres pays pour encourager les autres disciplines à émerger. Le staff technique de l’apostolat n’existe pas dans le monde et surtout dans les pays à la recherche de l’excellence. Comment donner la meilleure image du pays dans le concert des nations quand un staff technique au niveau international se transforme en mendiant ? Epargnez-nous de cette bassesse car c’est le pays qui perd par manque de motivation en l’endroit du staff technique. Dans nos échanges avec d’autres staffs des pays africains et même occidentaux, une conception pareille, d’un staff mendiant, trouve une très bonne place dans notre pays, la RDC et dans les émergents.

Dans les compétitions internationales, nous nous échangeons avec d’autres collègues. C’est une honte nationale. La royauté du football dépend d’un pays à l’autre pour qu’on puisse reléguer au bas de l’échelle les autres disciplines. En orient, ce sont les arts martiaux ou sports de combat, le basket-ball aux USA, la royauté de l’athlétisme à l’Est de l’Afrique (Ethiopie, Kenya, Erythrée…). A titre illustratif, la préparation de l’équipe d’athlétisme de l’Ethiopie à  l’INSEP, en France pour une bagatelle somme de 50.000 $ avant la participation aux Jeux Olympiques. Le staff, toujours aux anges dans des pays pareils, qui mettent au même pied d’égalité toutes les disciplines pour un meilleur avenir et non chercher à encourager la discrimination. Les uns dans la pauvreté absolue et les autres, dans l’opulence totale. Nous ne sommes venus ici, sur cette terre des vivants uniquement pour accompagner les nantis. Mais nous sommes là pour mettre sur le haut du piédestal, toutes les disciplines, toutes tendances confondues’’. Me Augustin Dinganga précise qu’il a réagi en solidarité avec ses collègues techniciens car lui-même porte une double casquettes, celle de SG de la Fetaeco/ITF et technicien.

Que dire de plus ?         

Le rôle que joue les membres du staff technique n’est plus à démontrer. Les pratiquants ou athlètes sont encadrés par ceux qu’on dénomme coachs, entraineurs ou éducateurs sportifs. L’entraineur est celui qui inculque le savoir-faire à l’athlète. Il lui donne des techniques, astuces et autres méthodes pour devenir davantage plus performant. Toutefois, il faut que l’entraineur soit lui-même bien formé. Qu’il ait des notions essentielles : la connaissance et la maîtrise de la discipline. Pour ce faire, il doit toujours être à la page, être régulièrement recyclé et être en contact de la haute compétition. Il se fait malheureusement qu’on accorde très peu d’attention sur cet aspect des choses en RDC. En RDC, seuls les entraineurs faisant partie du staff technique national de football continuent à bénéficier et pas les autres n’ont rien. Cette façon d’agir ne sert pas du tout le sport congolais. On ne doit pas continuer sur cette voie d’injustice et d’intolérance. On doit adopter celle d’égalité de chance et de traitement. Même si on ne peut atteindre le même traitement accordé au footballeur mais le rejoindre même de moitié. Ça sera justice parce que tous défendent le même drapeau. Et nous croyons que l’heure est venue pour que l’on instaure la prime des médailles en RDC. Et sommes convaincus que cela donnera plus de motivation aux athlètes.

Antoine Bolia

 

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