Ravins complètement abandonnés : Une opinion pointe du doigt le manque des leaders politiques capables de connecter le territoire de Luebo au pouvoir de Fatshi

Le territoire de Luebo dans la province du Kasaï est complètement déchiré par plusieurs ravins depuis des années et aucun projet de développement n’a été initié par les gouvernements tant central que provincial, par manque d’un leader capable à faire entendre la voix de Luebo au niveau national. Le bureau de la police, l’archevêché de l’Eglise catholique, la prison territoriale de Luebo, le bâtiment administratif sont déjà détruits complètement par le ravin au-delà de plusieurs écoles publiques historiques, l’hôpital général, le Palais de justice n’existe pas, engloutis par les ravins qui progressent avec une vitesse vertigineuse.

Les routes de Luebo sont aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé et nécessitent les travaux d’urgence. Faute de quoi, Luebo n’existera pas, note un notable du coin.

 » Le territoire de Luebo n’a pas un leader politique capable de contacter et convaincre le ministre nationale des Travaux publics de venir de lui-même palper la situation de chez nous et financer les travaux d’urgence. Au-delà des bruits de nos élus nationaux dans les réseaux sociaux, aucun élu national n’est proche du pouvoir en place », regrette un étudiant du coin, avant d’ajouter que les députés nationaux élus de Luebo sont aujourd’hui concentrés aux conflits qui logiquement ne profitent pas à Luebo.

Une maman de plus au moins 80 ans et qui a grandi à Luebo condamne les politiques qui, selon elle, viennent mentir à la population qu’ils sont connectés au pouvoir Tshisekedi, alors que c’est le contraire sur terrain.  » Je me demande si parmi nos députés nationaux il y a un seul qui a la possibilité de voir même un conseiller du chef de l’Etat ? Je me demande si parmi nos élus nationaux il y a un seul capable de convaincre le ministre des Travaux publics et arracher un financement comme nous le voyons dans le territoire de Tshikapa avec les élus comme Theo Kazadi, de Lubaya à Kananga ? Personnellement, je doute, car rien ne le prouve sur terrain. Aujourd’hui Luebo n’a pas d’eau potable, pas de courant électrique, pas de routes, nos écoles publiques s’écroule et personne ne parle. Mais ils viennent nous dire ici comment ils sont proches du Chef de l’Etat et comment le président Tshisekedi les écoute », s’interroge la dame sous l’anonymat.

L’ancien chef-lieu du district du Kasaï est le territoire où les belges ont laissé de très bons bâtiments malheureusement aujourd’hui allez-y il n’y a rien, Luebo est semblable à une mine de diamant avec des trous partout. Il n’y a aucun projet à nos jours de lutte contre les ravins et l’ouverture de nos routes, note un commençant interrogé.

Un député nationale du coin a cherché à acheter les engins, malheureusement déjà fatigué, aujourd’hui abandonnés à Luebo par un manque de pièces et les spécialistes dans le domaine. Le député provincial Olivier Tombe Tombe avait, dans un message radio lancé aux autorités du pays, il y a deux mois, présenté une situation très sombre du tissu environnemental de Luebo qui nécessite l’implication du gouvernement de Kinshasa en toute urgence.

Luebo comme chef-lieu de l’ancien district du Kasaï, devrait être obligatoirement chef-lieu de la province et surtout vu les nombres important des grandes maisons laissées par les belges. Mais aujourd’hui tout n’existe pas.

Jean-Luc Bakampenda depuis Tshikapa

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