Rdc : Une économie durement touchée par la pandémie de Covid-19

L’une des raisons ayant poussé le Fonds monétaire international (FMI) à signer un programme formel avec la Rdc, c’est pour notamment appuyer son économie durement touchée par la pandémie de Covid-19. Voilà qui a poussé M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et président par intérim, à l’issue des débats du conseil d’administration, d’affirmer que l’’économie congolaise a été durement touchée par la pandémie de COVID-19 et se redresse en partie en raison des prix élevés des minéraux. « Les autorités ont demandé un nouvel accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour répondre aux besoins prolongés de la balance des paiements et pour soutenir des réformes visant à maintenir la stabilité macroéconomique, à accroître la marge de manœuvre budgétaire, à garantir la viabilité de la dette et à promouvoir une croissance économique durable et menée par le secteur privé. L’accord FEC devrait catalyser le financement de partenaires externes », dit-il.

Et de renchérir, les autorités se sont engagées à créer une marge de manœuvre budgétaire pour répondre aux besoins d’infrastructure et sociaux tout en maintenant un risque modéré de surendettement. « Les mesures visent à renforcer la mobilisation des recettes intérieures grâce à une TVA fonctionnant correctement, à la rationalisation des charges non fiscales et parafiscales, à l’uniformisation des dépenses fiscales et à la modernisation de l’administration des recettes. La discipline budgétaire devrait permettre d’augmenter les dépenses sociales, et éviter l’octroi d’avances par la BCC. Donner la priorité au financement concessionnel et à l’allégement dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette devrait favoriser la viabilité de la dette », martèle-t-il.

Pour M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et président par intérim, les politiques macroéconomiques visent à juste titre au maintien d’une inflation faible et stable. Parmi les mesures importantes, notons la modernisation du cadre de politique monétaire et le renforcement de la situation financière, de la gouvernance et de l’indépendance de la banque centrale. Des mesures sont prises pour améliorer le cadre de supervision fondé sur les risques et la surveillance des banques. L’objectif des autorités est d’augmenter les réserves de change tout en permettant au taux de change d’agir comme amortisseur.

« Le renforcement de la gouvernance, y compris la gestion et la transparence dans le secteur des ressources naturelles, reste crucial pour soutenir la croissance menée par le secteur privé. Les autorités ont fait des progrès dans la publication des contrats miniers et sur les dépenses liées à la COVID-19. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour améliorer le cadre de LBC/FT afin de répondre aux normes mondiales et des mesures pour renforcer la résilience aux changements climatiques seraient bienvenues», insiste-t-il

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