Un budget aligné aux engagements internationaux : santé (10%), éducation (18,6%) et l’agriculture (10%)

Signalons que ce projet de Loi de finances, soumis à l’examen et au vote des représentants légitimes du peuple congolais, renferme les faits saillants suivants :

En ce qui concerne les recettes, le Budget Général renseigne 27.968,8 milliards de FC  en 2023 contre 20.408,3 milliards de FC en 2022, soit un accroissement de 37,1%.

Pour ce qui concerne les dépenses, l’accroissement des crédits alloués aux investissements par rapport à leur niveau de l’exercice 2022 atteignant un taux de 45,8% ; l’augmentation de la part des Investissements dans le Budget général de l’exercice 2023 de 37,8% ; la réduction du train de vie des institutions par une régression de 30 % du budget de fonctionnement de ces institutions entre 2022 et 2023, avec un effet net de régression de 14,3% des frais de fonctionnement des institutions ; l’accroissement significatif, par rapport au Budget de l’exercice 2022, des parts des crédits alloués aux secteurs porteurs de croissance, notamment dans l’Agriculture (110,5%), la Pêche et Elevage (205,7%), ainsi qu’aux secteurs sociaux dont la Santé (62,1%), la Culture (38%); et l’Education, dans tous ses sous-secteurs (39,1%).

L’alignement aux engagements internationaux des parts de dotation des secteurs prioritaires comme suit : Une allocation de 10% du Budget au secteur de la Santé en vue de converger progressivement vers les engagements de la Déclaration d’Abuja ; Une allocation de 18,6% au secteur de l’Education dans son ensemble pour un alignement graduel à la Déclaration du Sommet de Londres sur l’Education ; Une allocation de plus de 10% au secteur de l’Agriculture, conformément à la Déclaration de Maputo sur l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire.

Le renforcement des parts de crédits dans les secteurs de la défense et sécurité (10,4%), pour, principalement, la mise en œuvre de la Loi de programmation militaire en vue de la montée en puissance des Forces armées de la République Démocratique du Congo, ainsi que la redynamisation de l’industrie militaire pour leur permettre de faire face aux nombreux foyers de tensions, particulièrement dans le Nord-Est du pays ; la nécessité d’accélérer l’opérationnalisation du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRCS-C).

Dans ce budget, il est prévu la consolidation de l’Etat de droit pour une réhabilitation d’une justice juste, l’humanisation des milieux carcéraux, la construction et la réhabilitation des prisons et cours et tribunaux ainsi que la formation et la mise à niveau des magistrats nouvellement recrutés ; la prise en compte progressive des revendications sociales des bancs syndicaux dans le cadre des accords conclus avec le Gouvernement en tenant compte de la politique de l’inclusion salariale ; la poursuite de la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire ; la poursuite du financement du Programme de Développement Local des 145 territoires ; la poursuite de l’assainissement du fichier et de la mise à la retraite des agents et fonctionnaires de l’Etat ; la provision conséquente des crédits relatifs à la mutualisation des opérations électorales et de l’identification des populations.

Les principaux indicateurs macroéconomiques ayant servi à l’élaboration du Projet de Loi de Finances pour l’exercice 2023 se présentent comme suit : Taux de croissance du PIB : 6,7% ; Déflateur du PIB : 9,8 ; Taux d’inflation moyen : 8,9% ; Taux de change moyen : 2.021,9 FC/USD ; PIB nominal : 151.553,4 milliards de FC ; Pression fiscale : 14,1%.

Ainsi, ce projet de loi contient un budget présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à hauteur de 29.520,9 milliards de FC, équivalant à 14,6 milliards de USD, soit un taux d’accroissement de 32,7% par rapport au Budget de l’exercice 2022 chiffré à 22.253 milliards de FC.

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